Chateau de Montribloud

Document III
Le château de Montribloud
et Saint-André-de-Corcy
à travers leurs noms

Accueil
Location
Histoire du Château
Journées du Patrimoine
Circuit Patrimoine en Dombes
Documents
Informations

  Les étymologistes expliqueraient la formation de Montribloud par l'association de "mont" et du "nom d'un homme germanique".
   A travers les âges, Montribloud va voir peu évoluer son orthographe.

  Ainsi, sur les premiers parchemins mentionnant le lieu-dit, en 1299, celui-ci s’orthographe « Montriblout », et cela jusqu’au moins l’an 1369 (Archives de la Côte-d’Or, B 10 455, f°35 r°).
  Plus tard, l’historien Samuel Guichenon indique quant à lui, le « Castrum de Montriblod », en 1368 (Guichenon, Bresse et Bugey, pr., p151), qui évoluera en « Castrum de Montriblost », en 1480 (Archives du Rhône, terrier de Genay, f°26).
  On notera même en 1530 un « Burgum Montriblodi », qui semble indiquer la présence d’une garnison, pour ce château placé à la frontière franco-savoyarde depuis la fuite du connétable de Bourbon. Un lieu-dit qui comptera encore 79 habitants en 1872, composés de fermiers, métayers, ouvriers agricoles, domestiques, dans une commune de 676 habitants (8 et 3 500 hab. en 1999)(Archives du Rhône, terrier de Bussiges, f°7).

   L’orthographe actuelle « Montribloud », apparaît dès 1575 (Archives du Rhône, terrier de Bussiges, f°45).

   Cela n’empêchera pas les historiens du XVII° au XX° de laisser vagabonder leur imagination et d’y placer le lieu de la bataille, sanglante et décisive dans l’attribution du titre d’empereur romain, entre les généraux Septime Sévère et Albin, qui se déroula au septentrion de Lugdunum (Lyon), en 197. C’est le très fameux « Mons Terribilis » (Mazade d’Avèze, La Bresse, p.178, 1810).

Saint-André-de-Corcy

  Plus ancien, le village de Saint-André apparaît dans les textes dès 1092, à travers la mention de son église ou de son village : « Ecclesia Sancti Andree cum capella que est in castro Corziaci » (Cartulaire Lyonnais, t. I, n°11), « Decima de ecclesia Cortiaci » et « Castrum Corsiacum » (variante : « Corziacum ») (1095 - Recueil des chartes de Cluny, t. V, n° 3 693).

   Un peu plus tard, on note l’appelation « Villa Sancta Andreae de Corzeio » (1186 - Masures de l’Ile-Barbe, t. I, p124) et en 1206, « Ecclesia Sancti Andree de Corziaco ». Toujours au XIII°, la notion de paroisse apparaît :
  • « Parrochia Sancti Andree de Corzeu » (1244 - Guigue, Doc. de Dombes p117),
  • « Parrochia Sancti Andree de Cordyeu » (1253),
  • « Saint Andrier » (1253 (Bibliotheca Dumbensis, t. I, p152),
  • « Parrochia Sancti Andree de Corziaco Castro » (1262),
  • « Parrochia de Corziacho Castri » (1276).
  A la Renaissance, le château de la poype ayant depuis longtemps disparu, le castrum disparaît des références : «Apud Sanctum Andream Corziaci » (1530 - Archives du Rhône, terrier de Bussiges, f°16), « Sainct André de Corze en Bresse » (1558), « Sainct André de Corzi » (1575).

  Plus tard, au XVII°, le nom est fixé , à défaut de son orthographe : « Sainct André de Corzy » (1650 - Guichenon, Bresse, p122), ou « Corsy ». Cependant la présence rapprochée de la paroisse de Cordieux corrompt encore au XVIII° le nom du village : « Sainct André de Cordieu » (1734 – Description de Bourgogne).

Les rues Montribloud à Lyon et Tassin-la-Demi-Lune
______
source : Edouard Philipon Dictionnaire topographique du département de l’Ain, comprenant les noms de lieu anciens et modernes, 1911.
haut de page